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Les relations publiques auprès des blogueurs

Plusieurs billets ont vu le jour ces derniers temps sur les différentes opérations mises en place par des annonceurs pour tenter d’inciter les blogueurs à parler d’eux. Parmi toute cette prose, le billet d’Eric Delcroix a retenu toute mon attention car il met en avant plusieurs questions et idées qui peuvent nous amener à penser les relations presse/relations publiques différemment.
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Les internautes n’ont pas confiance dans les blogs de marque

Selon une étude du Journal du net, publiée en décembre 2007, 72,4% des internautes déclarent ne pas avoir confiance dans les informations publiées sur les blogs de marque.

Est-ce que ce résultat signe la mort du blog en tant que tel sur les sites corporate ? Je ne le pense pas. Si on peut facilement comprendre que les internautes doutent de l’objectivité d’une marque pour animer un blog en tant que tel, l’internaute peut toutefois être sensible à des informations produit présentées sous la forme d’un blog.

Je crois que ce chiffre doit être interprété de deux manières :

  • d’une part, c’est bien la preuve que le consommateur – internaute n’est pas dupe et que donc il ne faut pas essayer de le croire stupide
  • d’autre part, il faut vraiment que les marques pensent l’usage du blog comme une solution technique qui peut faciliter la mise à disposition d’informations propres, et rien d’autre.

Les publi-rédactionnels façon web 2.0

Aujourd’hui, la problématique de fond autour des blogs est d’une part, pour les blogueurs, “comment gagner de l’argent grâce à mon audience et mon contenu ?”,  et d’autre part, pour les annonceurs, “comment les blogs peuvent relayer mon actualité ?” Eh bien, il suffit de ressortir un vieux concept – le publi-rédactionnel – et de le moderniser à la sauce du moment – web 2.0 -. Le résultat ce sont deux nouvelles plateformes de mise en relation annonceurs / blogueurs sur internet : ebuzzing.com et buzzbox.

Le principe est très simple. L’annonceur laisse sur le site un brief concernant sa campagne. Le blogueur sélectionne la ou les campagnes qui l’intéresse. Il rédige un billet pour chaque campagne et les soumet à l’annonceur via le site. Une fois validé par la marque, le billet est rémunéré et publié sur le blog.

Le site ebuzzing annonce un minimum de 5 euros par billet. Le prix évolue en fonction du nombre de pages vues, de commentaires, du page rank, etc.

Personnellement, si je trouve ce concept intéressant dans son fonctionnement, je reste dubitatif pour deux raisons :

1°/ Est-ce que les blogueurs sont prêts à perdre leur liberté d’expression pour quelques euros ? Pour ma part, je préfère encore ne rien gagner que de devoir faire valider mes billets. Dans le même esprit quelle sera la réaction des annonceurs face à des contenus de moyenne, voire de mauvaise qualité. La relation blogueur / annonceur risque de se détériorer.

2°/ Est-ce que ce type de pratiques ne va pas avoir des répercussions par la suite sur les relations presse ? En effet, quand je vois comme il est déjà difficile d’expliquer les relations presse / annonceurs, j’ai peur qu’il y ait à terme un flou des pratiques entre blogueurs / presse / annonceurs.

Les blogs vont-ils devenir payants ?

La monétisation des blogs est une question de fond qui traverse l’esprit de tous les blogueurs. Jusqu’à présent, nous pouvions soit placer de la publicité sous différentes formes, soit arrivés pour une poignée d’entre nous à être rémunérés pour une marque pour écrire.

La plate-forme de blogs Blogorama passe le cap supérieur, en proposant à ses adhérents de rendre leurs articles payants, via la solution Allopass. Cette dernière permet à l’internaute d’appeler sur une ligne surtaxée pour obtenir le code d’accès à l’article dans le cas présent.

C’est très drôle de voir à quel point les blogs évoluent au fil du temps. Je me souviens d’une conférence sur les blogs à laquelle j’avais participée en 2005. J’avais eu le droit à des regards tueurs de la part de certains conférenciers parce que j’avais osé dire que les blogs seraient récupérés à terme par l’argent et les marques. Preuve qu’une fois de plus, l’évolution naturelle des choses touchent aussi le web 2.0.